Disneyland Paris Réveille-toi ! Wake up Disneyland Paris !

Parking 

Le chantier du Parking visiteurs a enfin achevé ces travaux d’automatisation, de panneaux photovoltaïques et prochainement des tapis roulant après plus de 2 ans de chantiers. Globalement ce fut une excellente chose car les véhicules sont protégés des intempéries et du soleil. Mais ce que l’on peut observer, c’est de voir toute cette énergie mise en œuvre pour produire de façon écologique de l’électricité sur un parking de 11.500 places et de n’avoir que 4 places pour recharger les voitures électriques. C’est d’autant plus incompréhensible qu’en 2035 en Europe les voitures électriques seront les seules autorisées à la vente. Allez, encore un petit effort et ce sera parfait.

Sécurité 

Concernant le poste principal de contrôle des sacs, il est enfin achevé après 23 ans de postes temporaires. Le résultat est excellant avec une entrée digne de ce nom sur Disneyland Paris, même si les contrôles satellites donnants sur le Disney Village sont toujours dans des tentes temporaires. Par ailleurs nous notons deux points d’amélioration nécessaires :  

1. Les agents de sécurité. Ils ne sont pas en tenue Disney car les services sont sous-traités. Disneyland Paris est le seul site Disney au monde où c’est ainsi. 

2. La qualité de l’accueil. Passer par une société extérieure fait que les standards de l’entreprise ne s’appliquent pas. 

Tout est une question de prix et de choix pour les prestations.

Programme Annuel 

Pour commencer, un rappel des bases depuis son lancement en juillet 2023

Un passeport annuel a pour but de faire dépenser un maximum à des personnes susceptibles de venir souvent sans pour autant séjourner sur site.  

Le Pass doit donc être un produit qui se prend uniquement pour des visites multiples entrainant des dépenses fréquentes, qui au bout d’un an aura généré des dépenses comparables à des séjours, mais pas comme un produit qui permettrait de diminuer les frais d’un séjour avec hôtel. 

Le but de cette nouvelle gamme était de diminuer de 50%* la part des membres pass annuel (les chiffres diffèrent en fonctions des sources) mais cette diminution aurait dû être comblée par l’augmentation de prix et la diminution des avantages pour garder les mêmes ratios financiers dans le fonctionnement de ce département.  

Le principal objectif, de ce nouveau passeport, est de donner l’impression d’un produit de luxe. Avoir un Pass c’est accéder à un Club, qui, même quand les ventes seront fermées, on peut renouveler son adhésion quand on est déjà membre.  

Mais le principal argument est un système de réservation revu, plus facile d’accès. Un mensonge. 

On ne va pas refaire l’histoire, Disneyland Paris annonce répondre aux demandes des visiteurs en supprimant 12 des 17 avantages du précédent programme, même ceux qui ne coutent rien mis à part de proposer une qualité de service (consigne et entrée VIP entre autres). 

Disney a vendu le Disneyland Pass comme un produit dont il n’y a pas de quota comme la précédente gamme Infinity, étant maintenant rattaché à celui des billets d’entrées, bien plus volumineux. C’est peut-être vrai pour le Gold, mais pas pour les autres, Silver ou Bronze.  

En effet au 16 mars 2024, le 12 avril n’était plus disponible à la réservation sauf pour les pass Gold et le passeport infinity de l’ancienne gamme. 

Autre constat, avec la diminution drastique de passeports de l’ancienne gamme qui s’éteint progressivement jusqu’à la fin de l’été 2024. Cette dernière a maintenant de plus en plus de disponibilité. Avoir encore un ancien Passeport annuel vous offre plus de liberté et d’avantages pour les parcs que le programme annuel actuel.

Pop-up Surprise 

Ceci est un des avantages révélateurs des de la considération de Disneyland Paris pour les visiteurs et  la communauté.   

En effet, Disney propose des points de rencontres tous les trimestres sur quelques jours pour voir des personnages dans des décors récupérés des événements presse. Si l’idée est là, malheureusement Disneyland Paris reste la destination Disney qui propose le moins de rencontres personnages pour ses visiteurs, au point qu’il est impossible de les sortir dans le parc sauf si vous voulez que les visiteurs sautent dessus au point de se mettre en danger eux-mêmes et les employés. Ce comportement pourrait être corrigé avec suffisamment de personnages dans les allées des parcs. Mais non, vous pouvez très bien passer une journée à Disneyland Paris sans en croiser un seul, si vous n’allez pas dans ces points de rencontres en intérieur qui présentent une faible variété de personnages. Ce genre d’extra devraient être proposé à tous les visiteurs. 

Ceci révèle la considération portée aux Membres Pass Annuel et une vision réductrice du consommateur, comme s’ils n’attendaient que ça. Plus globalement, la considération qu’à Disneyland Paris au travers également de son service communication, illustre sa vision qu’il a de ses visiteurs réguliers (illustré dans la vidéo).

Des événements Exclusifs 

Là aussi tout ne se passe pas comme attendu. Il suffit de voir ce qui était prévu, la découverte du Disneyland Hotel avec des visites en avant-première. L’hôtel fut ouvert dans la douleur, sans cet événement. Les habitués ont dû attendre 2 mois pour accéder librement à l’établissement. C’est dommage, ce genre d’évènement est quelque chose que beaucoup attendaient.

Mais dans quoi s’inscrit ce passeport ? Car même s’il n’est pas parfait, il est là pour vendre un produit. Qu’en est-il ? 

Avoir des saisons de qualité ! 

Passer de 5 saisons par an : inter-saison, printemps, été, halloween et noël, à 3 saisons maximum avec des offres considérablement diminuées ce n’est pas être respectueux des clients qui ont de fortes attentes pour un prix qui continue d’augmenter.

Halloween et Noël sont le parfait révélateur annuel :  

Halloween se résume à une parade, qui, avec un spectacle sur central Plaza qui fruste plus de la majorité des visiteurs ne sachant pas qu’il y a un arrêt ne pouvant en profiter pleinement. La diminution des décorations sur Frontierland et la non-reconduction sur Fantasyland est un fait. Le remplacement d’un mini spectacle par un happening avec 1 personnage à rendu la gestion de la foule ingérable nécessitant l’arrêt de cette activité dès le deuxième jour.

Pour la saison de Noël c’est globalement la même chose qu’en 2023, passant de 9 Shows/parades nécessitant plus de 1,5 jours pour tous les voir, à une parade et une animation à Vidéopolis se limitant à 4 chanteurs vous occupera 2h maximum. Concernant les décorations, elles sont de plus en plus rares et limitées à Main Street. On ne parle pas de « it’s a small world » qui n’est plus jouer dans sa version de noël et des quelques rencontres personnages pouvant être mis en valeur. 

Globalement les saisons vivent des cures d’austérité depuis 2020 et la direction surfe sur la réputation qu’elle a encore pour recevoir les visiteurs en masse. Les mauvais retours sont déjà là, et Disney risque de mettre des années pour s’en remettre. Nous avons le sentiment que les décorations dégradées ne sont plus remplacées mais retirées d’année en année. Plus marquant encore, quel que soit les parcs d’attractions européen qui font des saisons Halloween ou Noël, c’est tout le parc qui a décoré pas une partie d’un land, (15% du parc Disneyland pour noël). La concurrence offre plus que le « leader » européen pour un billet d’entrée bien moins cher. 

Notre sentiment est qu’un jour, nous pourrons voir à Disneyland Paris ce qui se fait déjà aux Etats-Unis : pour vivre une saison, il faudra passer par les soirées payantes dédiées. Après plusieurs années de restrictions dans les saisons, vendre de nouvelles soirées Halloween et Noel avec plus d’animations, spectacles et de rencontres personnages qu’avant rendra ceci très vendeur tellement le visiteur aura été frustré et habitué à des saisons qui n’ont de nom que leur parade. 

Avoir une offre Food de qualité ! 

Si la France est le pays de la gastronomie, il est indéniable que Disneyland Paris est le site Disney qui offre le moins de choix et de qualité dans son offre de restauration. Lorsque ce sujet est abordé par des visiteurs, il est systématiquement en négatif. Ceci se caractérise par un Burger a 17€/$18 (burger, frites et boisson) ce qui est déraisonnable en Europe et encore moins acceptable à la vue de la qualité ! Les nouveaux restaurants/snack sont systématiquement avec une carte sans menu, et donc plus cher. Et l’offre saisonnière ? absente ! Ce qui est un élément incontournable pour un parc à thème. 

Quality by Tokyo Disneyland Resort

Bien entendu, les prix ont augmenté comme il est coutumier chaque année en avril ! Maintenant comptez un simple jambon fromage à 10,5€ (Soit plus du double du prix standard à Paris). Le nouveau kiosque de Frontierland est une réussite dans son intégration dans le land, mais certains choix se retrouvent dans d’autres points de ventes en étant moins cher, avec plus de quantité et éligible aux réductions. Mais ça reste malgré tout un succès commercial notamment grâce à son emplacement. 

Une nouvelle carte asiatique est arrivée au last chance (Frontierland). Si le choix semble douteux pour le land, le résultat n’est pas des plus marquant.

Autre point, le choix délibéré de passer par des sous-traitant avec des chalets quel que soit le parc. Des points de vente non prévus dans la création des lands et qui créent des congestions, en plus de dénaturer l’environnement et dont les procédures d’hygiène ne sont pas les même que le reste de la destination. L’offre n’est pas spécifique à Disneyland Paris. On pourrait la retrouver dans n’importe quelle fête foraine de France.

Et en même temps, les stands qui sont gérés par Disney sont continuellement en sous-effectif, 1 employé et non 2 par points de ventes. Les visiteurs sont la plupart du temps contraints d’attendre 10 à 20 minutes en journée et 20 à 30 minutes en soirée (comme ici sur la photo). Disney s’assure juste que le stand est ouvert qu’importe l’effectif. Car avec des files d’attente aussi longues qui n’avancent pas, de trop nombreux clients abandonnent. Des ventes ne se font pas, des clients servis ou non ne peuvent pas être satisfaits du service et Disney perd énormément d’argent et de considération.

Même problème pour les grands restaurants de Fast Food qui sont trop souvent avec peu de caisses notamment le soir.

Des prix élevés, une offre que l’on retrouve facilement partout ailleurs en France et en Europe, vous comprendrez que nous ne sommes pas surpris de voir un nombre record de visiteur venir en sandwich à Disney ou aller au Mac Donald’s du Disney Village. 

Boutiques 

Point positif, Disneyland Paris propose enfin un merchandise sur les attractions bien que perfectible.

Cela dit, il y a un point qu’il faut noter, les boutiques des parcs accusent leur âge. Les produits sont mal mis en valeur. La façon de présenter les produits sur les rayonnages sont dépassés. Nous ne sommes plus dans les années 90 ou dans des centres commerciaux, avec de l’abondance, mais dans la présentation du produit. 

Des présentoirs muraux des années 90 permettant de disposer les pellicules Kodak a de l’avenir même à l’ère du numérique à Disneyland Paris !

Une refonte du mobilier ainsi que des caisses serait la bienvenue. Beaucoup de boutiques proposent encore les caisses des années 90. On a même certains mobiliers qui ont vu passer 3 générations de systèmes d’encaissement. Moderniser les boutiques, c’est moderniser l’image du parc et faire de meilleures ventes.

Ce sujet des mobiliers de caisses non adaptés se retrouve aussi dans les restaurants comme ici à Vidéopolis où les deux dernières générations de caisses sont visibles.

Disneyland Hotel 

Avec sa réouverture en janvier Disneyland Paris a de nouveau une capacité hotellière à 100%. 

Les avis sont divergent. Soit on aime, soit on n’aime pas.  

La tenue des cast est superbe, et ils sont d’une gentillesse sincère. Mais le style global est plus contemporain et froid par les dominantes bleu et blanc pour les chambres et sépia pour les parties communes. L’hôtel se rapproche des standards des grands groupes hôteliers qui existent dans les grandes villes. Résultat, on perd en détail, la totalité des décorations sont dans quelques suites. Si vous voulez avoir des références sur votre princesses préférée, Il n’y aura donc pas de détails et d’éléments princesse dans les parties communes à explorer, ou dans les chambres standards. Les produits dérivés du Disneyland Hotel sont bons. Le nouveau parfum d’ambiance est plus léger.

L’établissement offre enfin un vrai SPA géré par Clarins, bien que la piscine soit toujours sous-dimensionnée par rapport au nombre de chambres. A noté, que c’est le seul hôtel à ne pas avoir de piscine extérieure. 

Côté restauration, les prix ont atteint des sommets pour coller aux palaces parisiens sans pour autant en avoir tous les codes et standards. 45€ le petit déjeuner qui équivaut aux autres hôtels Disney et largement en dessous des hôtels 4 et 5 étoiles ailleurs (aucun plat minute), 100€ le buffet (dessert à 50% à base de mousse, et buffet trop petit globalement), 120€ le service à table, de bonne facture mais le prix se justifie pour Disney par la présence des personnages et le lieu (bien qu’ils aient commis l’erreur de cacher la vue sur le parc).  

On notera l’absence de compositions florales ce qui est difficile à comprendre pour un établissement qui vise le luxe. Et surtout la sous-traitance du housekeeping est étonnante tant elle cause des désagréments pour les employés et les visiteurs. 

Anciennes Attractions & Aucune Extension

En attendant la construction des extensions annoncées il y a 6 ans, où chaque année un concept art est publié pour de nouveau faire patienter une année de plus, Il y a énormément d’attente pour les grandes attractions existantes. Une énorme attente concernant le devenir de Space Mountain, Big Thunder Mountain et Indiana Jones, des rumeurs concernant leurs avenirs incertains, car elles font partie des plus grosses attractions. Elles sont dans un état de vétusté avancée. Ça fait déjà un an que nous avons fait le constat pour Indiana Jones (dans notre précédent article) que ça ne pouvait plus continuer, et les annonces du 12 avril 2024, qui sont propices à ce genre communication n’ont pas eu lieu. Ce ne sera pas lors de la D23 (événement permettant à Disney de faire les grandes annonces de son développement dans les parcs Disney dans le monde entre autres) que l’on va se réjouir de travaux pour des machines à bout de souffle. Le sentiment de tirer sur la corde est bien présent, nous savons l’entreprise sérieuse dans ses contrôles et actions concernant la sécurité, mais le confort et l’expérience visiteurs est déjà dégradé.

Le problème reste l’absence d’extension dans le parc Disneyland. On n’imagine pas Disney dire aux visiteurs que les dernières grandes nouveautés du parc sont en fin de vie. L’offre est très réduite et rien n’en pourra être proposé durant leurs fermetures.

En attendant l’absence de nouvelles attractions (extensions) dans le parc Disneyland, le retrait des animations de rues et de personnages rendant le parc vivant, fait que plusieurs heures avant la fermeture du parc, les visiteurs attendent le spectacle nocturne car ils en ont déjà fait le tour. Ce qui se comprend, en 28 ans de diminution de l’offre.

more 2:30 before Nightime Spectacular

Avant Adventure World, il y a Walt Disney Studios !

Suite à la conférence du 12 avril le studio 1 a fermé pour être en partie transformé, améliorer sa capacité d’accueil et de flux. Les abords de l’ouvrage sont également en chantier afin de verdir les zones et de revoir les espaces et flux de circulations. Résultat, le parc est un immense chantier comme en 2005-2007.

Avengers campus souffre de moins en moins de défauts de jeunesse. Il est a noté que les animations sur le land se font au mieux sur 6 mois, laissant le land vide le reste de l’année. C’est donc une part importante de l’expérience qui n’est volontairement pas présentée sur un nouveau produit.

Certains choix restent discutables, comme retirer un show de la programmation la veille du plus grand week-end de l’année en France et au moment où le Spectacle de Alice BMX (nouveauté de l’année) qui prend place dans ce même parc. La foules arrivant dans ce petit parc en chantier, comment occuper ce surplus de visiteur ? Vu l’état du parc et de la qualité de l’offre, il n’est pas normal d’avoir des relâches dans les spectacles. Où est la considération du visiteur ?

On peut parler également d’Animation Célébration, des Tapis volants d’Aladdin, Toy Soldiers Parachute Drop. Tous fermés alors que le parc va lancer son nouveau spectacle.

Voici un plan exhaustif du parc tel qu’il est réellement que les visiteurs découvriront en allant  voir le nouveau spectacle d’Alice le 25 mai prochain. Je vous rappelle qu’il n’y a que 1 restaurant type Fast Food d’ouvert dans le parc (à cause de la fermeture de Studio 1). Ce qui contraint les visiteurs à petits budget à quitter le parc pour manger. C’est pour ça que le spectacle d’Alice sera joué en après-midi et soirée, pour répartir les visiteurs.

Enfin, avec des accès aux parcs compliqués, et de multiples travaux sur site jusqu’à l’ouverture du Lac Adventure Bay prévue en 2025, nous pouvons dire que l’avenir des shows nocturnes avec drones sur la Tour de la terreur sont terminés.

En effet, les drones étaient envoyés depuis le théâtre des stars qui est maintenant utilisé pour le show d’Alice et sachant que les spectacles sur le lac auront des installations en coulisse pour la gestion des drones. Il nous parait évident que ce type de spectacle sur le parc reprendra avec Adventure Bay.

Alice et la Reine de Cœur : Retour au Pays des Merveilles

Ce spectacle a de multiples enjeux, celui d’utiliser une arène et celui de d’initier le changement de thème du parc.

Cette grosse production est une proposition intéressante qui, même si on n’aime pas l’univers ou le style contemporain, offre l’avantage d’assister à un bon concert (n’hésitez pas à demander des protections auditives avant de rentrer dans la file d’attente).

Le plus déstabilisant dans ce spectacle est l’offre très variée qui en est faite. Donnant un résultat qui peut paraitre déroutant pour certains visiteurs quand en plus on met le thème de Alice au pays de merveilles. Le casting est excellent. Mais on ressent que tout est fait pour se dérouler sur la scène centrale. Alice n’y descendra pas par exemple alors qu’un Véhicule en forme de fleur où elle montrait dessus pour être baladé devant la scène avec les autres danseurs en fleurs tout en se rapprochant du public serait parfait. Les chanteurs ne bougent pas de la scène centrale ce qui donne l’impression que les performers en BMX ou sur trampoline sont là pour remplir l’espace. Les immenses décors n’aident pas à nous rendre pleinement compte des prouesses des artistes. A n’en pas douter, ce spectacle qui est fait pour durer plusieurs années sera amélioré. Et la première chose à faire sera de rendre le duel et les moyens utilisés entre Alice et la Reine des cœurs plus égal pour avoir un vrai suspense sur le choix du public de la gagnante du concours. Cette fin alternative décidé par le publique, qui est une excellente idée, est pour l’heure faussée.

Objectif reconquête !

Face au multiple changement sur la destination, il a été pensé pour 2024 de taper là où ça fait mal pour les visiteurs réguliers de Paris :

Jouer sur la nostalgique :

« Disney Electrical Sky Parade » est la 11eme proposition de show de drones en 2 ans à Disneyland Paris. Ce Spectacle est une vraie réussite. Les équipes de Dronisos ont bien évolué avec Disney comme booster de développement de cette entreprise française spécialisé dans les shows de drones. Mais il faut bien se le dire, 7 spectacles en 2 ans et dont les mises à jour des shows ont permis de faire 11 propositions à Disneyland Paris (certains spectacles ont eu plusieurs versions). C’est trop, Disney a compris qu’il pouvait faire parler de lui tous les trimestres en développement des versions/show sans relâche. Des spectacles impressionnants pour les spectateurs avec un investissement raisonnable.

Pour cette raison nous sommes soulagés de voir que ce spectacle fait pour jouer sur la corde sensible de la nostalgie, sera joué pendant 1 an. L’éclairage LED des drones est parfaitement adapté pour célébrer l’Electrical Parade. Il y a fréquemment des manques de drones ce qui donne une impression « d’ampoule grillée ».

C’est une réussite de bout en bout Mais nous avons 2 points qui nous dérangent:

1. Le choix du nom est problématique. Disney joue volontairement sur l’ambiguïté d’une parade électrique. On entend de trop nombreux visiteurs penser qu’il s’agit d’une vraie parade électrique et qu’il faut se placer pour la voir. Chose que Paris ne propose plus depuis 11 ans.

2. Avoir des Show adaptés à toutes les situations ! Il n’existe pas de show alternatif pour faire face aux contraintes climatiques. Surtout que le spectacle est sorti en janvier. L’hiver en France est long. Cette année, jusque mi-mai il y eu de la pluie et des vents de plus de 20km/h (Limite pour faire voler les drônes). Ne pas avoir pensé à développer un show alternatif sans drone est surréaliste.

Comme pour Disney illumination, il faudrait également proposer une version alternative raccourcie pour rendre agréable ce moment sous des contraintes climatiques.

Spectacle pour la nouvelle génération :

A Million Splash Color, est le show fait pour garder les nouvelles générations qui ont découvert le spectacle des 30 ans de Disneyland Paris en 2022. Mais ce spectacle est une redite avec encore moins histoire, un medley sans transition avec des variations dans les niveaux sonores. Sans surprise pour le choix de personnages et blanche neige qui danse sur du rap c’est trop éloigné du conte. Les costumes et chars sont avant tout noir et blanc, loin de l’esprit coloré voulu pour la saison. Ce spectacle avec moins de performers que les précédents sur Central Plaza, souffre de lacunes avec aucune innovation par rapport aux précédents.

Pour terminer, « A Million Splash Color » s’inscrit dans une saison allant de février à septembre. Cette saison a été marquée par une décoration sur Main Street USA, qui s’est avérée être incomplète sur les totems de la rue principale et pour certains, mal positionnés. Les décorations ont été retirées en mai. Enfin, des animations lumineuses ont lieux le soir, sur le thème de la fée clochette. Cette animation n’est pas comprise par les visiteurs tant les jeux de lumières sont d’un autre temps et sans projection. Plus globalement, le design des décorations ne reflète en rien celui du spectacle. Il est clair que deux départements ont eu deux budgets et qu’ils ne ce sont visiblement pas concertés. Le visiteur ne comprend pas le thème proposé et encore une fois les décorations se limitant à Main Street.

Central Plaza a encore les statues des 30 ans. Enfin, il n’y pas de merchandise de saison et l’offre Food se limite à un cupcake et un gâteau en mousse à 15€. Rien d’une offre réfléchie, concertée, logique, proposée à des visiteurs. On est loin d’un parc à thème Disney ?

Facturer toujours plus!

Le développement continu du « Disney Premier Access » continue. Si nous sommes extrêmement favorables à ce système de coupe file, nous craignons la mise en place du système Génie +. Pourquoi penser cela ? Quand vous équipez Phantom Manor ou Pirates of the Carribbean, qui sont des attractions à un gros débit, où attendre 30mn est rare et acceptable, installer ces équipements indique que l’offre peut être selon nous revue.

Quelles sont les différences entre Diseny Premier Access (DPA) et Génie + (G+) ?

Le système DPA est un système d’achat à l’unité, même si des packages à 90€ pour un groupe d’attraction existe. Le système est bien pensé car entre 8 et 18€ le passage par attraction et par personne offre un service ponctuel de coupe file. L’embarquement est instantané, aucune attente et comme le service est utilisé par un plus faible nombre de visiteurs comparé à l’ancien fast pass, ce qui permet d’avoir des files d’attentes standards rarement supérieures à 1h. Car oui, même s’il y a 2 files d’attentes, il y a bien qu’une seule attraction et qu’un seul et même débit horaire. Moins il y a de personnes dans la ligne coupe file, plus la file d’attente standard est rapide. Ici l’usage ponctuel mais onéreux satisfait tous les visiteurs, l’attente normal est limitée et les bénéficiaires du DPA ont un vrai service d’embarquement immédiat. Tout le monde est gagnant.

Le système Génie + (G+) est devenu l’équivalent d’un système Fast Pass Payant. L’objectif était de proposer un package d’attraction à 30€ par personne et de ne pas attendre. Mais Disney n’a fait qu’augmenter les quotas de ventes. Le produit voulait être une expérience améliorée de visite aux USA est devenu un produit lucratif et indispensable avec pour effet de dénaturer l’expérience du visiteur. Pourquoi ? La part des visiteurs qui bénéficient du système G+ prend de plus en plus de place face celle des visiteurs qui ne l’utilisent pas. On a donc des files d’attentes standards qui n’avancent pas et des G+ plus nombreux qui les bloquent. A cela s’ajoute des temps d’attentes volontairement gonflés sur l’application pour orienter les visiteurs disposant de G+ dans d’autres attractions pour répartir les flux.

La fonction initiale de coupe file du produit est dénaturée. Nous avons vécu ces situations aux Etats-Unis.

A Paris, quitter le système DPA pour le G+ serait une catastrophe. On espère sincèrement que ça n’arrivera pas. Disney ne s’ait jamais exprimé sur ce sujet.

Il faut noter que certain choix pour vendre le produit DPA sont douteux, comme celui de la zone parade. Cette zone est grande et peu demandée. En conséquence, un visiteur aura plus de difficultés à trouver une place acceptable sur le parcours de la parade.

Maintenance, Entretien et Restrictions Budgétaires

Disneyland Paris a fait des choix qui se caractérisent par trois phases dans son développement,

1992-1997 : lancer l’entreprise avec de grandes attractions comme Space Mountain, indiana jones et adapter le parc aux attentes culinaires en Europe (réadapter l’offre, modifier les cuisines et les choix des cartes).

1997- 2012 : Fidéliser la clientèle avec le lancement de saisons et de quelques attractions. Répondre également aux contrats signés avec l’état français en construisant un second parc et rattraper les erreurs de conceptions avec l’ajout d’attractions (pas forcément iconiques, mis à part la tour de la terreur). On note la diminution progressive des personnages et d’animations de rue.

2012-2025 : Rénovation des infrastructures existantes, vieillissantes, et transformer les constructions inadaptées aux contraintes climatiques. Rénover des décors, mais aussi l’isolation des bâtiments ou encore pavage des sols depuis 10 ans est loin d’être fini. Cette période se caractérise principalement par un rattrapage des lacunes de maintenance, d’entretien des deux périodes précédentes, car l’accent avait été mis sur le développement en se reposant sur la jeunesse des installations. C’est pour cela que la destination n’a eux que deux nouvelles attractions sur le parc Walt Disney Studios (Ratatouille et Spider-Man).

Cette « politique maison », caractérise l’ADN de Disneyland Paris, c’est agir de manière curative et non préventive (à l’exception de la sécurité des manèges).

Deux exemples pour illustrer ce propos : le pont en bois du puit au pied du château est fermé depuis le début de l’année 2024 et les poutres de soutènement semblent être dans un état critique. Aucun chantier le concernant n’est signalé. De même le Galion Pirate, emblème d’Adventure land qui est fermé depuis plusieurs années sera simplement rénové alors qu’à sa précédente réhabilitation en 2011 nous avons signalé que les structure interne en bois étaient toujours d’origine. Ne faudrait-il pas penser à tout simplement tout reconstruire plutôt que de reporter le problème ?

L’entretient au quotidien est un sujet également, et là aussi l’entretient curatif et non préventif domine. Le département a-t-il assez de moyens / d’hommes ?

Curatif !

Autre exemple: les lampes bleux de Star Tours ont les filtres qui se décolorent et ne sont pas remplacés.

Moins dimensionnant, l’éclairage dysfonctionnant de Main Street. Un problème visible avant l’arrivée des LED, mais qui est de retour, ampoules grillées, enseignes éteintes, et baisse de tensions.

Curatif / Curative

Autre sujet,  la durée des travaux. Cela frustre le visiteur.

Par exemple, les Travaux aux Casey Corner sur Main Street USA. L’installation d’une zone de restauration couverte a enfin commencé et va durer près de 10 mois. Pour rappel, à Europa Park, la zone autrichienne qui a brulé en juin 2023 a été détruite, reconstruite et inauguré en mai 2024. Dans un quasi même délai, Disney construit un préau. Il en va de même pour Pirates de Caraïbes, dont le simple robot de l’âne est parti pour révision pendant 9 mois.

10 mois pour une terrasse à Disneyland Paris
10 months for a terrace at Disneyland Paris
11 mois pour reconstruire un land à Europa Park
11 months to rebuild a Land in Europa Park

Ou encore à Phantom Manor, depuis 2020 les portraits de la Stretch Room marque de grands signes de fatigues. Les éléments techniques sous la table de Léota sont clairement visibles avec une multiprise apparente ! Des mois pour un simple robot, des mois pour une couverture de terrasse, des éléments visibles, on se questionne sur la volonté de limiter la durée de travaux pour l’expérience visiteurs. Et on ne parle pas du suivi qualité de show.

Toujours sur les éléments technqiues qui restent visibles des visiteurs, un cache pour les prises ? A croire que l’on a une passion pour ça !

Des travaux qui durent, mais aussi ceux qui ne sont pas signalés aux visiteurs et souvent sans dates de fins. It’s a small world qui ferme plus d’un an et demi. Sa fermeture n’a jamais été annoncée en amont et marquée comme fermée pour rénovation plus de 24h après sa fermeture. Together qui ferme le plus grand Week-end de l’année en France, annoncé 2 jours avant sa fermeture. Disney est le premier à annoncer aux visiteurs de devoir réserver sa journée de visite. Avoir un calendrier précis avec des prévisions à 6 mois avant sa visite serait le minimum pour respecter ses clients.

On aimerait que Disneyland Paris soit comme Tokyo Disneyland. Toute l’année, 2-3 attractions sont fermées simultanément et que les travaux ne dépassent pas quelques mois. Avoir une rénovation préventive régulée qui ne s’interrompt pas pendant l’année et demie que dure une saison anniversaire et qui a pour conséquence de fatiguer les installations et dérégler les rénovations. C’est possible, car encore une fois Tokyo communique sur son programme de rénovation 1 an avant. Idéal pour préparer son séjour et sans surprise. Et cerise sur le gâteau, en cas de fermeture d’une attraction, les éléments visibles des visiteurs restent actifs. Par exemple « it’s a small world » lors de sa fermeture les décors de façade, l’horloge et les fontaines étaient actives.

Pour vous montrer concrètement comment la destination gère les choses, il y a un an nous avons fait pour plaisanter cette vidéo pour illustrer le manque d’entretien de la destination :

Depuis la publication de notre article précédent il y a 11 mois, voici ce qui a été entreprit suite à la suite de la publication de la vidéo (voir photo). La bonne action aurait été de simplement nettoyer/revoir l’enseigne. Car 2 poubelles ne vont pas empêcher de voir l’entretien apporté sur un élément lumineux dans un lieu sombre.

Il est aussi a noter que sur l’ensemble de la destination les chaises ont maintenant des assises qui sont en sky et non en tissu avec motif. Les changements sont progressifs, et ont déjà eux lieux au Disnyeland Hotel. L’objectif est de faciliter l’entretien au quotidien au dépend de la thématisation des équipements pour les visiteurs. Le mobilier est plus neutre et discret, comme dans le Disneyland Hotel

A gauche la nouvelle assise VS A droite la version originale

Des Restrictions Budgétaires !

Le spectacle nocturne « Disney Dreams ! » tire définitivement sa révérence le 30 mai pour le retour de Disney Illumination qui sera raccourcis de 1/3, pour ne durer que 15 minutes. Nous sommes partagés avec cette nouvelle, car les éléments pyrotechniques sont réduits depuis 4 ans.

Nous craignons que cela servent de test pour les futurs shows nocturnes sur le château. Ils ne durent que 15 minutes, avec peu d’effets pyrotechniques, éventuellement compensés par des drones.

Revenons aux économies. Un spectacle plus court associé à une fermeture avancée à 22h au lieu de 23h cet été. Une première ! Les feux « Magic Over Disney » ne seront pas reconduits en 2024 et vont rejoindre les célébrations de la Saint David ou encore de la saint Patrick qui ont également disparu. De plus, la saison d’halloween a été reconduite alors que des rumeurs persistantes en interne annonçaient que 2023 était la dernière itération de cette version qui a 10 ans pour une nouvelle cette année. La saison de noël 2024 semble ressembler à celle de 2023 qui était déjà dégradée comparée à 2022, comme repris dans notre article.

Dans les résultats financiers des parc internationaux, Disneyland Paris n’est plus cité depuis 4 trimestres, mais Hong Kong oui. Ce petit Resort, depuis son ouverture est plus considéré que Paris dans son développement alors qu’il a 3 fois moins de visiteurs, car il y a des nouveautés, de nouvelles attractions, des exclusivités mondiales et les visiteurs viennent et reviennent. Le parc Disneyland n’a pas eu d’extension depuis 27 ans et la transformation du land Backlot en Avengers Campus dans le second parc n’est pas au niveau de succès espéré (Flight Force avec 5 minutes d’attente quand tous le parc affiche 45 minutes, ça ne marche pas) à l’image des films Marvel au cinéma qui ne font plus venir les visiteurs tellement Disney a tiré sur la corde durant plus de 10 ans. Le public se rend bien compte que Disneyland Paris ne fait que des spectacles et ne propose pas de vrais nouveaux produits, des extensions. Sortir de terre les extensions, fera venir du monde et booster les dépenses comme à Hong Kong. La destination sera mieux considérée par la direction américaine qui investira plus. Passer du cercle vicieux au cercle vertueux est extrêmement difficile pour Disneyland Paris, encore plus aujourd’hui, car ça fait 6 ans que le plan de transformation puis d’extension a été officialisé. Si la partie transformation a été en partie réalisée, la partie extension se fait toujours attendre. De facto, les objectifs sont difficiles à tenir quand il n’y a pas de vraie nouveauté à proposer en dehors des spectacles. Et les Jeux Olympiques ne vont rien arranger.

Jeux Olympiques : le Cheval de Troie !

Toutes personne qui se renseigne sur les périodes des jeux olympiques sera qu’elles ne ressemblent à aucune autre. Ayant réalisé des études sur l’organisation des jeux, nous pouvons vous informer que les visiteurs qui arriveront en masse cette été ne viendront pas sur les destinations de loisirs comme les parcs et visiteront beaucoup moins les lieux culturels. Pourquoi ? Parce que ce public est un tourisme sportif et non de loisir. Son motif de déplacement n’est pas Disney, le zoo ou le musée des arts ludiques. Mais le sport, les compétitions, les bars, restaurants et quelques lieux culturels, si le temps et le budget le permettent. Combien d’entre vous ont vus les prix des hôtels et des transports exploser durant cette période ? Sans compter les prix élevés des compétitions sportives. Le budget est très élevé et les touristes n’ont pas un porte-monnaie extensible.

C’est pour cela que, durant les Jeux Olympiques, nous sommes intimement persuadés que la fréquentation des parcs Parisiens, Disneyland Paris entre autres, n’augmentera pas et diminuera peut-être. Nous sommes persuadés que les ouvertures des attractions vont différer (comme c’est déjà le cas de Cars Road Trip), mais aussi les restaurants et les boutiques pourraient ouvrir à 11h comme on a déjà pu le voir dans le passé.

L’intérêt des Jeux Olympiques, ce sont les retombées. L’objectif pour le pays hôte est de vendre son art de vivre, sa culture, ses paysages, lieux à visiter, pour que le spectateur puisse avoir envie de venir après cet événement. La bonne stratégie en tant qu’entreprise, notamment quand on a cette envergure, c’est d’être un sponsor officiel. C’est très onéreux, mais diffuser des images de ce que l’on vend pour en tirer des retours sur investissements sur les 4 années qui suivent, il n’y a pas mieux comme plan de communication et de stratégie. Surtout quand on sait qu’après les jeux olympiques, il va y avoir des extensions qui vont ouvrir.

Nous avons bien vue que Disneyland Paris n’est pas sponsor des Jeux Olympiques et nous avons bien vu une diminution des heures d’ouvertures, des feux d’artifices, et reconductions des saisons qui sont l’ombre d’elles-mêmes. On espère sincèrement qu’ils ont bien compris comment se passe cette période quand on est une destination qui ne s’adresse pas aux touristes sportifs. Car des actions curatives serait très dommageables en termes d’expérience visiteur dues au manque d’actions préventives.

Sponsoring

Si Disney ne veut pas être sponsor des jeux Olympiques, il aime à l’inverse être sponsorisé pour financer ses show et attractions.

Autopia avant sa grande réhabilitation était considéré en interne comme une attraction en état d’abandon. Sa rénovation a été un soulagement pour tous, mais bien des décors iconiques ne sont plus revenus. Cette année, Avis est devenu le premier sponsor de l’attraction depuis sa restauration totale. Une bonne nouvelle ! Mais qu’apporte le sponsor ? Rien ! Il est étonnant de voir que seul une fausse publicité durant le parcours a été modifiée pour intégrer le sponsor. Même pas de retour de la ville du futur Solaris, décors de 1992, qui aurait fait venir les visiteurs réguliers et nostalgiques en masse pour redécouvrir un élément perdu depuis des décennies. Et on ne parle même pas de création comme en Californie avec Honda, qui a apporté une storyline et un robot allant en vacances en suivant les mésaventures de Bird (un robot oiseau) avec un nouveau design des véhicules.

On ne parlera pas de Vittel au Pays des contes de fée annoncé 3 jours après la fin du programme du mois de la terre. Là aussi le sponsor n’apporte rien de particulier à l’attraction déjà existante et dont les modifications ont été annoncées en amont. Cette attraction qui, là aussi, n’a aucune estimation de réouverture verra 3 scènes modifiées. Les histoires Disney choisies sont sans originalité avec la Reine des Neige ou Winnie l’Ourson. Le choix de » là-haut » en scène finale est triste car c’est un film mélancolique et non un conte joyeux et optimiste.

On ne voit pas la plus value des sponsors hormis l’aspect financier.

Qu’est-ce qui marque ton expérience ?

A Disneyland Paris ça ne sera pas les dernières nouveautés qui marqueront l’expérience visiteur comme sur d’autres parcs d’attractions. Ce n’est pas à Disneyland Paris que vous allez dire que Cars Road Trip ou que Flight Force vous aura marqué, mais plutôt Big Thunder Mountain ou Pirates des caraïbes. Toutes les dernières attractions ne sont pas aussi marquantes et ne justifient pas de déclencher une visite ou une revisite. C’est dommage car les attractions qui marquent les visiteurs sont vieillissantes (Indiana Jones en est l’illustration)

Moment nostalgique. Tant d’éléments essentiels dans une visite chez Disney ont disparu :

– Orchestre de Rue. Disparu depuis 4 ans

– De nombreux personnages dans les allées des parcs. En diminution depuis 27 ans

– Animation de rue / chanteurs / Danses / citoyens dans land : En diminution depuis 27 ans pour disparaitre depuis 10 ans

– Parade Electrique. Disparue depuis 11 ans

– Extension du Parc Disneyland. En attente depuis 28 ans

Ces moments sont effectivement importants. Croiser des chanteurs au coin de Main Street USA, avant de rencontrer un policier vous demandant des indices pour son enquête, puis 100 m plus loin entendre et aller écouter le pianiste du Casey Corner. Vous décidez d’aller vers Pirates des Caraïbes et en chemin vous rencontrez un groupe africain qui joue du TamTam, puis le capitaine crochet accompagné de Mr Mouche qui menacent Peter Pan et Wendy et enfin vous arrivez à votre attraction. Vous regarder votre montre et là vous réalisez que vous êtes dans le parc depuis 30 minutes. Vous avez vécu des aventures inattendues, ça vous aura occupé alors que vous aurez fait encore aucune attraction. Vous seriez déjà satisfait de l’expérience en famille ou entre amis. Aujourd’hui, vous arrivez, vous pouvez voir mickey sur un balcon en fonction de l’heure, vous vous dirigez vers Pirates…. 10 minutes et rien. Des animations et personnages dans les allées qui ont un rôle aussi essentiel que de retenir les visiteurs et alléger quelque peu les attractions.

Pour rappel un visiteur heureux, est un visiteur qui dépense plus et qui revient.

Un parc à thème c’est un tout ! Mais force est de constater que les prix explosent aux dépend de la qualité et de l’expérience visiteurs. Le premier emblème marquant? Les visiteurs attendent depuis plus de 11 ans le retour de la parade électrique.

Après plus de 10 ans d’absence, « Welcome Show » est de retour pour 6 mois avec de disparaitre de nouveau.
After an absence of over 10 years, « Welcome Show » is back for 6 months before disappearing again.

Le Disneyland Pass, ça fonctionne ?

Quand on voit les publicités fleurir à la radio, sur les réseaux sociaux et sur les accès aux parcs ; il est évident que ça ne fonctionne pas ! Sans annoncer de chiffres, on peut le dire, les résultats sont catastrophiques. Car s’il y a bien un département qui normalement n’a pas besoin de faire de la publicité pour faire de la vente c’est bien celui des passeports. Les clients fidèles connaissent le chemin pour aller à la caisse !

Soirée chère : en faire 3 par an, c’est se payer un passeport annuel à la concurrence. Mais surtout, si les ventes ne progressent pas, il va en rester deux voir une par an. Ce n’est une surprise pour personne, la dernière s’est plantée niveau vente. Car les objectifs ne sont pas atteints en termes de nombre de Pass, vendre une soirée est plus compliqué qu’avant. Enfin, Ce n’est pas parce que l’on a un Pass que le budget des visiteurs est extensible ! Alors que les prix des soirées continues d’augmenter et sont déraisonnablement chers pour simplement rencontrer des personnages. Encore une fois… la considération du visiteur et la vision qu’à Disney de son produit et son positionnement ne collent pas. C’est dommage.

Nous avons affaire à un département qui a cru que son image, sa marque, était suffisamment porteuse et forte, pour justifier une explosion des prix, alors que la qualité et l’offre ne cesse de diminuer.

Disney affirme qu’il s’agit d’une gamme décrite comme pensée et vendue par et pour les visiteurs. Nous trouvons ça pour le moins cynique. 

Pour les clients les plus fidèles, ceux qui pendant des mois étaient les seuls à venir sur la destination, à l’aider à se relancer à l’après covid on comprit avec ce nouveau produit qu’ils ne sont pas considérés aux yeux de Disney. Il ne faudra pas que Disney s’étonne si cette clientèle se détourne vers la concurrence, chez Astérix par exemple. Parc qui évolue grandement en qualité accompagné par cette nouvelle clientèle au budget plus important. Ils travaillent sur un plan de développement sur 7 ans avec de nombreuses attractions, de nouveaux lands, un nouvel hôtel, nouveaux coasters.

Et il en est de même en Europe. Europa Park vient d’ouvrir un formidable Roller Coaster, Voltron, avec de multiples records européens et mondiaux ainsi qu’un nouveau quartier avec boutiques et une offre de restauration. Le travail est formidable et leur production est ambitieuse. Pour Disneyland Paris la dernière grande réalisation était il y a 10 ans avec Ratatouille.

Je ne sais pas vous, mais la direction de Disneyland Paris devrait sérieusement examiner les conséquences globales des décisions du département des passeport annuels. Pour avoir rater la vente d’un produit facile à vendre à ses fidèles clients, avoir éclipsé le lancement de la nouveauté 2023 Together qui a couté des millions d’euros. La chaine vertueuse de promotion par ces consommateurs de fait écartée des nouveautés, a été rompue. C’est un choix.

Par exemple le spectacle Alice, nouveauté de cette année, où les avant-premières n’ont pas fait le plein et les vidéos sur YouTube ne tournent pas malgré cette belle production. Dans le passé, le site internet de Disney aurait été saturé pour réserver une preview, des produits aurait été créés pour l’occasion et vendus en nombre, les fast food auraient eu des créations en lien avec le spectacle dont ils auraient été sold out avant la fin de journée. Sans compter que sur les réseaux la création de contenus, leurs visionnages et diffusions auraient explosés. Un cercle vertueux bon pour la consommation et la promotion de l’entreprise a été cassé. C’est en cela qu’on aimerait dire « qu’on leurs coupe la tête » comme le dit la reine de cœur, car les conséquences de ce nouveau programme annuel sont multiples et quantifiables uniquement par Disney avec des impacts économiques et d’images clairement visibles ce qui est déjà inquiétant en soit.

Faut-il visiter Disneyland Paris en 2024 ?

On vous laisse choisir. Mais vous savez très bien ce qui en ressort, que ce soit en terme de considération visiteurs de la diminution de l’offre et de sa qualité, des prix toujours plus élevés et des extensions que plus personne depuis 6 ans attend. Mis à part le lac et son show, les annonces décousues tous les deux ans sur le Land Frozen qui existe déjà à Hong Kong n’a plus d’impact pour les amateurs de parc d’attractions en Europe.

Le visiteur perçoit t’il depuis sa précédente visite que des investissements ont été réalisés pour améliorer la destination et justifier sa fidélité ? Les visiteurs sont-ils pleinement satisfait de leur visite ? Ce n’est pas a nous de répondre.

Sommes-nous trop exigeants ? Non, on reprend les éléments que Disney mettait en avant dans les reportages et de communiqués, à savoir la différence que cette entreprise apporte en terme qualité, de synergie (food, merchandise, saison, attractions, spectacle etc) d’investissement, d’animations, et surtout d’expérience visiteurs dans ses parcs face à la concurrence. Ce standard qui a été martelé pendant des décennies, nous le gardons à l’esprit et notre exigence sur les dires des standards Disney grandira proportionnellement avec les prix que pratique la destination Parisienne.

Pour répondre à la question, oui il faut y aller, cette destination reste magique et propose des attractions que l’on ne retrouve pas ailleurs, mais des efforts sont à faire pour qu’elle le reste.

Il y a-t-il quelqu’un pour réveiller Disneyland Paris ?

Merci de votre fidélité.
A bientôt !

Thank you for your loyalty.
See ya real soon !

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Sources :

  • Statistique Disneyland Pass : Disney Central Plaza & Tweeter Chronique Disney

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